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Phobie scolaire : les signes et symptômes à connaître

11 oct.
3 min de lecture

Dernière mise à jour : 12 oct.

La phobie scolaire s'installe rarement du jour au lendemain. Elle commence souvent par de petits signaux que l'on ne relie pas tout de suite à l'école. Savoir les repérer permet d'agir plus tôt, et donc de faciliter le retour à l'équilibre.



Ce que j'ai vécu. Chez moi, le premier signe a été une boule au ventre permanente. Le dimanche soir, dans les transports, et de plus en plus forte à mesure que je m'approchais du lycée. Nausées, angoisse, envie de pleurer sans raison. Sur le moment, personne n'a vraiment fait le lien, et moi non plus.

Les symptômes physiques


L'anxiété se manifeste très souvent dans le corps. Les symptômes les plus fréquents :


  • Maux de ventre, nausées, parfois vomissements

  • Maux de tête

  • Sensation d'oppression, cœur qui bat vite, difficulté à respirer

  • Tremblements, sueurs, vertiges

  • Grande fatigue


Un indice important : ces symptômes apparaissent surtout le matin avant l'école ou le dimanche soir, et diminuent nettement le week-end et pendant les vacances. Ils sont pourtant bien réels : ce n'est pas de la simulation.



Les signes émotionnels


  • Pleurs ou crises d'angoisse au moment de partir

  • Irritabilité, colères inhabituelles

  • Peur intense du regard des autres, des interrogations, des oraux

  • Sentiment d'être nul, perte de confiance en soi

  • Tristesse, perte d'envie pour des activités qu'il aimait



Les changements de comportement


  • Retards puis absences de plus en plus fréquents

  • Demandes répétées pour aller à l'infirmerie ou rentrer à la maison

  • Repli dans sa chambre, moins de contacts avec les amis

  • Sommeil perturbé : difficulté à s'endormir, réveils nocturnes, inversion jour-nuit

  • Évitement de tout ce qui rappelle l'école (cartable, messages des professeurs, ENT)



Les différents stades


On peut schématiquement distinguer trois étapes, même si chaque situation est unique :


  1. Les premiers signaux : plaintes physiques, angoisse du matin, mais l'enfant va encore en cours.

  2. Les absences : elles deviennent régulières, le retour en classe est de plus en plus coûteux.

  3. La rupture : l'enfant ne va plus du tout à l'école et s'isole progressivement.


Plus on agit tôt, plus il est facile d'éviter la rupture. Mais même à ce stade, il est toujours possible d'avancer.



Phobie scolaire ou autre chose ?


Ces signes peuvent aussi être liés à d'autres causes : harcèlement, difficultés d'apprentissage, dépression, problème de santé physique. C'est pourquoi la première étape est toujours de consulter un médecin, qui pourra faire le point et orienter si besoin.



Quand consulter en urgence ?


Consultez rapidement si votre enfant ne mange plus ou presque plus, ne sort plus du tout de sa chambre, semble désespéré, se fait du mal ou parle de mourir. Dans ces situations, appelez votre médecin, le 15, ou le 3114, le numéro national de prévention du suicide.



Et après le repérage ?


Une fois les signes identifiés, retrouvez les premières actions à mettre en place dans Phobie scolaire : que faire ? et les conseils pour en parler avec votre enfant dans Mon enfant ne veut plus aller à l'école.



Questions fréquentes


Elle peut apparaître à tout âge, mais elle est plus fréquente lors des périodes de transition : entrée en primaire, en sixième, au lycée, ou lors d'un changement d'établissement.

Oui, c'est même un signe caractéristique : l'angoisse est liée à l'école, donc elle diminue quand l'école n'est pas au programme. Cela ne veut pas dire que votre enfant fait semblant.

Non. Seul un professionnel de santé peut évaluer la situation. Les listes de signes servent à vous alerter, pas à poser un diagnostic.


Cet article donne des repères généraux et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé. Si votre enfant est en grande détresse, consultez rapidement votre médecin. En cas d'idées suicidaires, appelez le 3114 (numéro national de prévention du suicide, gratuit, 24h/24) ou le 15 en cas d'urgence.



Être accompagné par quelqu'un qui est passé par là


Je m'appelle Lucas. À 15 ans, j'ai vécu une phobie scolaire. Aujourd'hui, avec Evolu+, j'accompagne les jeunes et leurs parents en visio, partout en France, pour reprendre confiance pas à pas. Je ne suis pas psychologue : mon accompagnement est complémentaire d'un suivi médical ou psychologique, jamais un remplacement.


Le premier échange est gratuit et sans engagement.



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